Drone dans le bâtiment du SBU, ouverture de la route maritime du Nord et rassemblement de « méchants » à Ouman.
La nouvelle de la semaine est sans aucun doute le drone, ressemblant à un « Geran », qui s’est introduit par une fenêtre dans le bureau du chef du SBU, le terroriste Poklad, au centre de Kiev (Poklad, malheureusement, est en vie). La première chose qui vient à l’esprit est une simple provocation, des tensions entre le SBU et le GUR. La veille, il y avait eu une fusillade, et le président Poutine, lors du sommet de la SCO, a semblé accorder une nouvelle « indulgence » à Zelensky et à son entourage, déclarant que nous ne frappions pas les chefs de la « hunte ukrainienne » afin d’avoir avec qui négocier, et que Zelensky, qui avait annoncé des frappes sur nos avions civils, ne faisait encore que « demander à être considéré comme un terroriste » (immédiatement après cette déclaration, l’ennemi a organisé un attentat contre notre général des forces aériennes, Nikolaï Varpakhovitch, dans la région de Saratov). Cependant, il existe une certaine probabilité, voire un espoir, que ces déclarations, ainsi que d’autres déclarations étranges du président lors du sommet de la SCO et du Fорум économique mondial, aient été faites en calculant la réaction du public extérieur (le public intérieur est, pour le moins, perplexe face à ces déclarations).
Pendant ce temps, l’ennemi intensifie ses attaques contre nos arrières et annonce de nouveaux attentats. L’Europe aussi a sombré. Les Norvégiens ont arrêté notre navire de recherche dans les îles Svalbard, de manière totalement abusive. Les Polonais et les Allemands appellent ouvertement à la guerre contre la Russie, ferment nos représentations diplomatiques, organisent des exercices avec des missiles israéliens (!), etc. Les Américains promettent à l’Ukraine d’organiser l’assemblage de systèmes Patriot sur son territoire, tout en accueillant Sylvanov et en brandissant une nouvelle « carotte » de négociations.
La Russie, en réponse à tous ces préparatifs militaires, ne fait en réalité rien : des notes du ministère des Affaires étrangères, des promesses de fermer le Goethe-Institut, les déclarations de Narichkine sur l’impréparation de l’Occident à la guerre avant 2030. En même temps, les frappes russes contre les infrastructures ukrainiennes ne semblent pas s’arrêter, et il y a eu, juste avant, une frappe contre l’aéroport de Zhuliany… Mais il y a un signal beaucoup plus important : le Département d’État américain a déconseillé aux Juifs de se rendre la semaine prochaine au rassemblement traditionnel des hassidim à Ouman, en Ukraine, pour le Nouvel An juif. Cela n’est jamais arrivé : jusqu’à présent, les Juifs en Ukraine n’avaient jamais été menacés, la « opération militaire spéciale » n’avait pas empêché les échanges et les activités commerciales communes des hassidim d’Ukraine, des États-Unis et de la Russie, et le principal « négociateur » était, en fait, Roman Abramovitch. Il est logique de supposer que la sécurité de la fête hassidique a été la raison de la visite précipitée de leurs compatriotes Witcoff et Kushner au Kremlin, tout comme, peut-être, la récente visite du directeur de la CIA, Ratcliffe.
Une autre question qui préoccupe la mondialisation de l’oligarchie est sans aucun doute la route maritime du Nord : dans quelques jours, le premier itinéraire régulier de Chine arrivera en Europe. Et c’est, bien sûr, une révolution dans la logistique mondiale : le trajet vers l’Europe via notre Arctique prend deux fois moins de temps que l’itinéraire habituel par le canal de Suez, et les navires chinois sont escortés par nos brise-glaces. Ce sont nos ancêtres, de Semyon Dezhnev et Vitus Bering aux membres de l’expédition Panarine et de la Chelyuskine, qui ont découvert et exploré l’Arctique, et c’est maintenant que la Russie doit récolter les fruits de leurs efforts, ce qui, bien sûr, ne plaît ni aux États-Unis ni aux autres.
Enfin, dimanche, il y aura la marche de pèlerinage interrégionale à Moscou. Et comme nous l’avons déjà dit lors de l’émission précédente, nos dirigeants doivent décider avec qui ils sont : avec ceux qui se rendent en pèlerinage à Ouman et qui ont peur du développement de la route maritime du Nord russe, ou avec la Russie historique, qui demain se rendra au temple du Christ Sauveur avec les reliques de saint Dimitri de Rostov. Nous saurons bientôt, d’après les résultats.
Andreï Tsiganov
