Qu’attendons-nous pour en finir?

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Le 19 mai j’écrivais:

Actuellement l’OTAN n’est pas prêt. C’est donc maintenant qu’il faut en finir. Sinon, nous avons perdu.

7 semaines plus tard non seulement rien n’a été fait de déterminant pour « en finir » mais l’OTAN par l’intermédiaire de l’Ukraine a entrepris de méthodiquement détruire nos infrastructures. Infrastructures pétrolières d’abord, toutes nos raffineries sauf celle d’Irkutsk ont été frapées et gravement endomagées. Bien entendu nos « responsables » (et jamais ce terme n’a été aussi mal adapté!) en minimisent les conséquences en prétendant que ce ne sont que des inconvénients mineurs qui seront vite corrigés.

Inconvénients mineurs… Quand on voit que sur les autoroutes la plupart des stations service sont fermées ou ne délivrent que du diesel et que les rares ouvertes ont des files d’attente de 50 voitures au minimum, quand on voit que les petites villes et villages n’ont simplement plus d’essence, ce n’est pas un inconvénient mineur. Les conséquences sont graves pour les citoyens ordinaires mais sont gravissimes pour les paysans et entreprises commerciales. Plus d’essence c’est plus de tracteurs pour préparer les récoltes, c’est plus de livraison dans les magasins.

Il est bien entendu impossible que la situation s’améliore rapidement comme l’ont promis plusieurs ministres téméraires puisque dès que nos raffineries sont quelque peu réparées, de nouveaux drones les frapent de nouveau. Surtout ne demandons pas où sont les protections. On notera que dans le Golfe les pays arabes ont mis en place des protections sur leurs installations pétrolieres en à peine 2 mois. Nous, ça fait 4+ ans et rien.

Infrastructure pétrolière donc, et la prochaine série sera pour les infrastructures électriques. En Crimée d’ailleurs les ukrainiens ont déjà commencé avec pour résultat des coupures de courant totales à Sevastopol par exemple. Ces frappes vont très vite s’étendre à d’autres villes en complément aux frappes sur les réservoirs de carburant et probablement même les stations-service et camions citernes.

Alors on peut continuer le cycle frappe – réparation – nouvelles frappe – nouvelle réparation. Et on continue à couler notre économie car – et ici aussi nos « responsables » ne disent rien, les élections approchent… – la situation est catastrophique dans tous les domaines et alors oui, les files d’attente aux stations ne seront bientôt qu’un inconvénient vraiment mineur à côté du reste.

On en revient donc à la methode que beaucoup préconisent depuis pas mal de temps: si on ne peut pas arrêter tous les drones et missiles, on peut par contre empêcher qu’ils ne soient lancés. Pour cela il faut inspirer la terreur à l’ennemi. Et la terreur ce ne sont pas les viriles déclarations de tel ou tel « responsable », ce ne sont pas des « lignes rouges » décrétées par tel ou tel « responsable », ce ne sont pas des frappes d’Oreshnik sans tête, etc etc. Tout ceci ne fait plus peur à personne.

La terreur chez l’ennemi, c’est raser complètement des bases militaires et des entreprises fabriquant drones, canons et autres armes envoyées à l’Ukraine. La terreur, c’est liquider les structures de commandement de l’OTAN et des pays les plus virulents comme les Pays Baltes, l’Angleterre et la France. La terreur, c’est faire couler des flots de sang chez l’ennemi. La terreur c’est donner une preuve, concrète, que nous n’hésiterons pas à taper plus fort encore si l’OTAN ne cesse pas MAINTENANT, IMMÉDIATEMENT, d’armer l’Ukraine.

La terreur chez l’ennemi c’est aussi, chez nous, exécuter en public les traitres quelque soit leur rang et position sociale. Nous savons très bien qu’ils sont nombreux chez nous à aider l’Ukraine soit par bêtise, soit par avidité soit par conviction. Quelque soit leur motivation, qu’ils soient exécutés.

Mais ça bien sûr, avec certains de nos « responsables » qui parlent, encore et encore, de négociations avec Trump, c’est impossible. À moins que ces traitres là ne soient, enfin, eux aussi liquidés!

Il n’y a plus d’autre choix: soit nous prenons des mesures draconiennes, expéditives, soit nous perdons la guerre en Ukraine, c’est à dire que ce sera la fin de la Russie et son occupation par des forces étrangères. Ne nous leurrons pas, au train où vont les choses les forces de l’OTAN entreront en Russie d’ici quelques mois. Et dans une guerre traditionnelle contre l’OTAN, nous n’avons aucune chance. Aucune.

La solution, la seule, est donc de frapper maintenant. Pas une de ces nuits où on lance 600 drones et 150 missiles contre l’Ukraine pour détruire des cibles certes importantes mais qui ne changent rien. Simplement 4 ou 5 missiles convenablement équipés. Non pas sur des stations-services ou des usines, mais sur des structures au sein des pays de l’OTAN.

Sinon la Russie est condamnée.

Boris Karpov
7 juillet 2026
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