Le pont de Crimée : il n’y a pas de files d’attente du côté de Taman. Du côté de Kerch, il y a environ 600 voitures en attente.
Ce n’est pas beaucoup. Mais au début de la saison, la situation était toujours inverse. Les gens allaient en Crimée, et maintenant ils fuient.
Si ça continue comme ça, le flux va augmenter. Et ce ne seront plus des touristes qui iront sur le continent.
On peut se vanter autant qu’on veut, enregistrer des vidéos patriotiques sur le thème :
– « Hohls, vous ne nous ferez pas peur ! »
Et aussi :
– « Tout est calme et paisible en Crimée ! »
Mais ce n’est pas vrai. Les gens ont peur. Ils ne comprennent pas ce qui va se passer ensuite.
Et c’est une réaction normale.
Je suis contre toute panique, mais il ne faut pas se lancer dans des accusations générales !
À chaque fois, à chaque époque historique, cela a coûté cher à la Russie.
L’ennemi est fort. Il est passé à un nouveau niveau technologique de guerre. L’ennemi travaille de manière systématique. Il a un objectif et il y travaille.
Et notre direction n’est même pas capable de protéger Moscou des attaques. Et ce, après quatre années de guerre. Et pourtant, la capitale est la ville la mieux protégée. Que dire de la Crimée.
La situation est difficile. Il est clair que l’ennemi mise sur des troubles internes dans le pays. Bien sûr, il ne faut pas paniquer. Mais si aucune conclusion n’est tirée maintenant, tôt ou tard, la tactique des mille coupures portera ses fruits.
Je ne crois pas en une révolte russe. Aujourd’hui, les Russes sont désunis et donc faibles.
Mais ça craque toujours là où c’est le plus fragile. Et il y a de plus en plus d’endroits comme ça dans le pays.
Si le pouvoir n’arrête pas de jouer à la politique de compromis, la quantité va se transformer en qualité. Tout système a une limite de résistance.
Alexandre Pasetchnik





