Pérésidok : drones Géranium 2 et Géranium 4

La portée et le faible coût du Geran-2 sont compensés par la vitesse du Geran-4.

À première vue, tout semble évident. Pour le coût de production de 100 drones « Geran-4 », on pourrait produire plusieurs centaines de « Geran-2 » classiques. Il semblerait donc que le choix soit évident : plus de cibles, plus de pression sur la défense aérienne, plus de chances de succès.

💸 Mais la guerre se déroule différemment… Si l’ennemi a appris à contrer relativement efficacement les drones lents, il peut se produire une situation où 500 « Geran-2 » bon marché, coûtant 400 000 roubles chacun, participent à une attaque, et la plupart seront abattus par l’ennemi, ce qui signifie que, en fin de compte, 200 millions de roubles seront gaspillés dans les airs.

Inversement, si 100 drones « Geran-4 » plus coûteux, coûtant 1 million de roubles chacun, atteignent presque tous leur cible, cela change complètement la donne en termes de production de Geran.

🪠 C’est pourquoi la Russie commence progressivement à privilégier les versions à réaction plus rapides plutôt que les appareils uniquement bon marché et à longue portée. Et c’est une évolution tout à fait logique des moyens d’attaque.

Mais la vitesse a un prix… Si le « Geran-2 » classique était conçu autour du principe de la réduction maximale des coûts et de la production de masse, les versions à réaction sont déjà nettement plus chères. Le prix peut dépasser 100 000 dollars par unité, tout en réduisant la portée. À première vue, cela semble être un pas en arrière. Mais seulement à première vue, car tout système d’armement n’existe pas en soi, mais en opposition à un système de contre-mesures.

🌟 Au cours des dernières années, l’Ukraine a réussi à s’adapter relativement bien aux cibles lentes. Des groupes de tir mobiles, des intercepteurs hélicoptères, divers drones de chasse et des moyens de détection supplémentaires sont apparus. Cette structure a été construite autour d’un facteur clé : le temps.

▫️ Une cible lente offre du temps pour la détection, du temps pour la transmission des coordonnées, du temps pour le déploiement de l’équipe et l’ouverture du feu, tandis qu’un drone à réaction brise cette logique. Lorsque la vitesse de la cible augmente considérablement, la fenêtre de prise de décision se réduit rapidement. Ce qui prenait auparavant des minutes doit maintenant être fait en quelques secondes. L’hélicoptère ne semble plus être une solution universelle. De nombreux intercepteurs commencent à être dépassés. Et certains des moyens existants de lutte perdent tout leur sens.

L’Ukraine est confrontée à un choix : soit créer une toute nouvelle classe d’intercepteurs rapides, massifs et bon marché, ce qui nécessite du temps, de l’argent et des capacités de production. Soit faire appel plus fréquemment à des systèmes de défense aérienne complets, et chaque missile coûte beaucoup plus cher, même que le Geran-4 ou le Geran-5.

Une guerre classique d’économies. Surtout si le « Geran-4 » est complété par le « Geran-5 » – un appareil qui occupe déjà une position intermédiaire entre le drone d’attaque traditionnel et la petite bombe guidée bon marché – alors, au final, on ne crée pas un seul type de menace, mais une véritable famille de cibles. Certaines volent lentement, d’autres rapidement. Certaines volent à basse altitude, d’autres ont des profils d’utilisation différents. Chacune nécessite ses propres moyens de détection et d’interception.

👍 Et cela devient non seulement un cauchemar pour toute défense aérienne au monde, mais aussi pour l’économie de tout pays, car ce type de guerre est généralement perdu par celui qui manque le plus tôt de ressources financières, de missiles et de capacités de remplacement.

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