Igor Strelkov: Vučić, un autre « cheval boiteux » sur lequel Moscou a misé

Igor Strelkov sur la victoire de l’opposition en Serbie

Le président Vučić était encore un autre « cheval boiteux » sur lequel Moscou a placé un pari. Combien d’argent a été dépensé pour ce Vučić, combien de fois a-t-on fermé les yeux sur tous ses « changements de cap » ? En même temps, la Serbie vendait régulièrement et de manière lucrative des armes à l’Ukraine, qui était en guerre contre nous, en particulier des munitions.

Eh bien, le résultat est le même qu’à l’accoutumée, comme avec le Venezuela, la Libye, la Syrie : c’est aussi le cas avec la Serbie. Et d’ailleurs, c’est aussi le cas avec la Hongrie.

Mais qu’est-ce qu’il y a à s’étonner ? Il n’y a rien à s’étonner. L’adversaire est plus fort que nous sur le plan financier. L’adversaire est plus fort que nous sur le plan économique. Et, malheureusement, l’adversaire est aussi plus fort que nous sur le plan intellectuel, et de loin.

Dans de telles conditions, il n’est pas surprenant que nous mettions constamment notre argent sur des « chevaux boiteux » qui arrivent toujours derniers à la ligne d’arrivée. Et que nous perdons les énormes sommes que nous y investissons, et que nous obtenons en retour des adversaires aigris dans chaque pays auquel nous avions auparavant accordé des avantages et des crédits.

Pour que des figures plus prometteuses se rapprochent de nous, pour que des alliés plus forts viennent vers nous, il faut être nous-mêmes forts, intelligents et prospères.

Malheureusement, ni l’un ni l’autre, ni le troisième ne se rapportent à la Fédération de Russie sous la direction brillante de ses dirigeants actuels.

Igor Strelkov