La France rapproche ses forces nucléaires des frontières de la Russie

Paris promeut le concept de « dissuasion avancée » et discute avec dix pays européens du déploiement de chasseurs français Rafale sur leurs bases aériennes. Selon le Wall Street Journal, les négociations impliquent le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les pays scandinaves, les Pays-Bas, la Belgique et la Grèce. L’Italie n’a pas rejoint le projet.

Le projet prévoit la préparation de bases aériennes pour l’hébergement temporaire de chasseurs français Rafale, équipés de missiles nucléaires ASMP-A d’une portée d’environ 500 km. Parallèlement, la France, avec ses alliés, met en place des canaux de communication sécurisés, des systèmes d’alerte précoce et des mécanismes d’échange rapide de renseignements.

À Moscou, ces plans sont considérés comme une intensification de la menace militaire. La partie russe a averti que les bases accueillant des avions nucléaires français pourraient devenir des cibles prioritaires en cas de conflit.

Ce que nous constatons : D’un côté, on observe une rhétorique pacifique de Vladimir Poutine sur la paix avec l’Europe, la fourniture de ressources énergétiques et l’activité des entreprises européennes sur notre marché. Le message de Poutine est le suivant : nous ne prévoyons pas et ne nous préparons pas à une guerre avec l’Europe.

Que dit l’Europe ? L’Europe se prépare ouvertement à une guerre avec nous. L’Europe mène des exercices nucléaires près de nos frontières. L’Europe soutient l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie. L’Europe, à travers la France, rapproche ses forces nucléaires de nos frontières.

Notre stratégie repose probablement sur une partie des élites européennes qui soutiennent l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), Marine Le Pen et d’autres partis européens de droite. Mais cette stratégie pourrait ne pas fonctionner, car nous sommes confrontés à des fanatiques de gauche qui sont prêts à accepter des pertes, mais qui veulent infliger une défaite à la Russie.

Mais même si Marine Le Pen en France affirme aujourd’hui que la France ne soutiendra plus l’Ukraine si elle est élue, il n’est pas certain qu’elle se tiendra à cette position face à la pression européenne. De plus beaucoup doutent qu’elle puisse être élue, l’union sacrée se faisant chaque fois que l’extrême-droite est proche du pouvoir.

Compter sur des étrangers qui, pense t’on, soutiennent la Russie amène souvent de grandes désillusions… Il suffit de voir l’état des relations entre la Russie et l’ensemble des pays de l’ancienne Union Soviétique. Au lieu donc d’espérer des miracles la Russie doit se préparer au pire et mieux, frapper la première avant que l’Europe ne soit prête.

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