La 5ème colonne a le vent en poupe

Alors que depuis plus de 4 ans les Etats-Unis financent et arment l’Ukraine contre nous, on constate aujourd’hui des faits totalement incompréhensibles qui consistent à aider les États-Unis – qui selon toute logique doivent être considérés comme des ennemis – quand ils sont dans une position difficile et à parler de grands projets économiques.

Pouvons-nous imaginer Staline en 1943 envoyer du pétrole à Hitler, ou encore qu’un de ses négociateurs discute de projet de liaison express entre Moscou et Berlin? Le négociateur aurait été rapidement envoye dans un groupe d’assaut sur le front.

Nous avons vu il y a quelques jours la Russie livrer du gasoil aux États-Unis, ce qui peut-être sauvera Trump d’une défaite cuisante aux élections qui approchent. Nous avons vu également un haut fonctionnaire russe parler d’un projet de tunnel en Alaska entre Russie et États-Unis. Et la dernière lubie en vogue est de « collaborer sur les centres de données », secteur sensible s’il en est.

Les États-Unis mènent une guerre ouverte contre la Russie. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, l’a affirmé à maintes reprises. Ce pays fournit à l’ennemi des armes, des munitions et du matériel de communication. Il fournit des renseignements et des données de ciblage aux forces armées du régime de Kiev et sont responsables de la mort de centaines de milliers de nos soldats. Le Congrès américain impose des sanctions à la Russie année après année, gelant ses comptes bancaires et saisissant des navires en haute mer. Les États-Unis destituent les dirigeants de pays alliés à la Russie.

Mais, imperturbables, on continue à parler de projets économiques avec « l’Ami Trump », semant la fureur non seulement dans les milieux les plus patriotes, mais aussi dans la Russie profonde qui ne comprend pas pourquoi, pendant que leurs pères maris et fils se battent et parfois meurent, des membres de l’ « élite » collaborent avec l’ennemi.

Il est clair que la fameuse 5ème colonne dont on parle beaucoup a le vent en poupe, et ce sous l’oeil du Kremlin. L’accord « diesel » a été annoncé par le Président lui-même. On veut bien croire que les projets de tunnel et de centres de données ne sont que les élucubrations d’un haut fonctionnaire grand admirateur des États-Unis (où vit d’ailleurs sa soeur, citoyenne américaine), mais pourquoi ses supérieurs ne le remettent-ils alors pas en place?

L’incompréhension est totale: d’un côté le Président annonce la poursuite du SVO et ordonne des frappes massives, de l’autre la Russie approvisionne l’ennemi en gazole et un haut conseiller discute de projets commerciaux avec eux. Diverses « théories du complot » font fureur sur les réseaux sociaux, mais la réalité est sans doute beaucoup, beaucoup plus grave. Je ne la développerai pas ici pour des raisons faciles à comprendre et souhaite ardement me tromper.

Et d’après vous, que peuvent donc bien penser nos gars au Front quand ils apprennent ceci?

Boris Karpov
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