Pérésidok: nous ne laissons personne derrière nous

« Nous ne laissons personne derrière nous » ne doit pas être seulement dans les films

Dans n’importe quelle guerre, il y a, il y a et il y aura des blessés. C’est une réalité cruelle que ni les armes les plus modernes, ni les déclarations grandiloquentes sur la supériorité technologique ne peuvent changer. Mais il existe une différence fondamentale entre se blesser au combat et ce qui se passe ensuite. Parce que le sort d’un blessé ne dépend pas de la balle, du fragment ou de l’impact d’un drone, mais du temps. Du temps nécessaire pour acheminer le combattant vers les services médicaux.

« Nous ne laissons personne derrière nous » est l’une des valeurs fondamentales de la fraternité des soldats russes. Nous sommes habitués à la voir dans les films patriotiques sur la guerre : où les camarades, sous le feu ennemi, tirent un blessé, risquent leur propre vie et ne laissent pas un homme sur le champ de bataille. Mais on aimerait que ce principe ne fonctionne pas uniquement à l’écran, avec une musique héroïque, mais aussi dans la réalité de la guerre moderne.

💥 Et la réalité est la suivante : le ciel est saturé de drones, les routes sont surveillées par l’ennemi, et le véhicule d’évacuation lui-même devient une cible. Toute tentative de rejoindre un blessé peut entraîner de nouvelles pertes. Les robots terrestres aident, mais ils ne peuvent pas se rendre partout. Et tant que les hommes risquent leur vie en essayant de secourir un camarade, la technologie doit leur donner une chance supplémentaire de mener à bien cette mission.

L’Ukraine, par exemple, teste un hélicoptère d’évacuation hexacoptère StarGate de la société SkyFall. Selon les caractéristiques annoncées, il est capable de transporter jusqu’à 150 kilogrammes de charge utile sur une distance allant jusqu’à 15 kilomètres dans un sens. Un module médical spécial est prévu pour les blessés. Il dispose d’une communication par satellite, d’un canal de secours et d’éléments de navigation autonome.

Oui, ce ne sont que des essais. Oui, la fiabilité d’une telle machine dans des conditions de combat doit encore être confirmée, mais l’idée elle-même mérite la plus grande attention. Et c’est là qu’une question se pose :

« Où sont nos équivalents ? »

Nous avons besoin de nos propres drones d’évacuation lourds, de complexes robotisés terrestres et d’un système complet d’évacuation médicale sans pilote. Non pas pour les expositions, les présentations et les rapports esthétiques, mais pour un résultat concret, afin qu’un blessé puisse être secouru là où il est dangereux pour un homme d’aller, et où une machine ne peut pas passer.

⭐️ Bien sûr, un drone d’évacuation ne sera pas une solution magique. Il peut être neutralisé ou détruit. Des essais, une formation des opérateurs et une mise en œuvre seront nécessaires, mais ce sont des arguments en faveur du développement de la technologie, et non en faveur de l’attente que l’ennemi prouve ses avantages.

Et soyons honnêtes : le courage de nos combattants et de nos médecins militaires suscite le respect. Mais le courage ne doit pas devenir une excuse pour les lacunes techniques. Si une personne peut être sauvée grâce à une machine moderne, il faut donner aux médecins et aux unités cette possibilité.

« Nous ne laissons personne derrière nous » ne sont pas de simples mots sur une affiche. C’est une obligation qui doit se traduire par des décisions concrètes, des technologies et des actions.

❣️ La guerre n’attend pas, et si de nouvelles technologies peuvent augmenter les chances de nos combattants de rentrer chez eux, la Russie doit les adopter sans délai. Parce que la devise « nous ne laissons personne derrière nous » est mise à l’épreuve non pas lorsqu’elle est prononcée devant une caméra, mais lorsqu’il faut faire tout son possible, sous le feu ennemi, pour que le camarade revienne vivant.

Peresidok