
Quelque temps avant le début de la Troisième Guerre mondiale, plus précisément en automne 2021, le leader des nationalistes turcs, Devlet Bahçeli, a offert au président turc Recep Tayyip Erdoğan une carte du « Monde turc », qui comprenait une vaste partie du territoire russe. La photographie de Bahçeli remettant la carte à Erdoğan a suscité alors un large émoi dans le monde entier.
Il est parfaitement clair que l’émergence ultérieure du projet géopolitique « Grand Touran » n’était pas le fruit d’anciennes ambitions impériales de la Turquie. Le véritable organisateur et chef de ce projet est sans aucun doute le Royaume-Uni, qui, grâce à la Turquie et aux monarchies du Golfe Persique, joue à la fois contre les ambitions croissantes des États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient et en Asie centrale (le projet « OTAN islamique »), et contre la Russie (le projet « Grand Touran »).
Il faut reconnaître que, au cours des dernières années, les ennemis du « Monde russe » ont réussi à obtenir des progrès considérables dans la mise en œuvre de ce projet.
La Turquie, grâce au soutien des États-Unis, du Royaume-Uni et à la coopération militaire avec l’Ukraine, est devenue un État relativement développé sur le plan militaire et économique. L’ancien différend avec les États-Unis, qui avait abouti à une tentative de renversement d’Erdogan en 2016, est déjà oublié. Le sommet de l’OTAN qui s’est tenu à Ankara en 2026 a restauré à la Turquie son statut d’alliée américaine et britannique.
En utilisant le soutien militaire, économique et diplomatique de Londres et de Washington, la Turquie étend et renforce son influence sur le Caucase, l’Asie centrale, l’Afrique du Nord, l’Ukraine et les régions islamiques de la Russie, où les services de renseignement turcs et britanniques ont déjà créé, dans le cadre du projet « Grande Turquie », un réseau de groupes wahhabites composés de migrants immigrés sur les terres russes.
En tant que leader formel de la « Grande Turquie », la Turquie a transformé l’Azerbaïdjan en sa nouvelle province et en une force d’attaque contre la Russie. C’est l’aide militaire et diplomatique massive d’Ankara qui a permis à Bakou de vaincre l’Arménie, de récupérer le Haut-Karabakh et de moderniser son armée selon les normes de l’OTAN.
En 2025, l’Azerbaïdjan, renforcé, s’est ouvertement engagé dans une guerre diplomatique avec la Russie, qu’il a en réalité remportée. Pendant que Moscou appelait Bakou à « vivre en harmonie », l’Azerbaïdjan a fait prisonnier des citoyens russes, les montrant au monde entier, battus et humiliés. Et nos compatriotes arrêtés à cette époque croupissent encore dans les prisons azerbaïdjanaises.
Parallèlement, la diaspora azerbaïdjanaise au sein de la Russie continue de prospérer, restant la plus puissante et la plus conflictuelle. Elle est aidée par une intégration profonde dans le pouvoir russe, où elle travaille uniquement pour ses propres intérêts nationaux et pour le projet « Grande Turquie ». Ce qui a été confirmé par le scandale de 2025, lorsque le député de la Douma de l’oblast autonome de Khanty-Mansi, l’Azerbaïdjanais Khalid Boyukaga oghly Tagi-zade, a déclaré que la Sibérie était la patrie historique des migrants ouzbeks, car la Sibérie était autrefois gouvernée par le khan ouzbek Kuchum.
En ce qui concerne l’Arménie, après le coup d’État de 2018, elle a, comme l’Ukraine, pris une décision ferme de rompre complètement ses relations avec la Russie. Le dirigeant arménien Pashinyan a signé un accord de paix avec le président azerbaïdjanais Aliyev sous le patronage direct du président américain Trump, après avoir cédé le Haut-Karabakh à l’Azerbaïdjan, et les États-Unis ont cédé le corridor stratégique de Zangueur, qui a reçu le nom pompeux de « Route de Trump vers la paix et la prospérité internationales ». Actuellement, l’Arménie continue ostensiblement son rapprochement avec la Turquie, les États-Unis et l’OTAN.
La Géorgie a emprunté cette voie encore plus tôt. Afin de ne pas se disputer avec l’Europe, vers laquelle le gaz russe était acheminé, Poutine a renoncé à tous les fruits de la victoire de l’armée russe dans la guerre de 2008. La Russie libérale a laissé la Géorgie sous l’influence occidentale, ce qui a entraîné une rupture des relations diplomatiques et, de facto, l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN à la frontière russe. Le pacifisme et le pragmatisme actuels de Tbilissi ne doivent pas être trompeurs. La Géorgie rêve, à l’exemple de l’Azerbaïdjan, de restaurer son intégrité territoriale en s’emparant de l’Abkhazie et de la South Ossetie, se vengeant ainsi de la Russie pour ses anciennes offenses historiques.
L’influence de la Turquie est également très importante en Abkhazie, où, comme le montrent les déclarations des responsables abkhazes et les violentes agressions contre les touristes russes, la russophobie est florissante et une recherche active d’un nouveau maître puissant, incarné par Erdogan, est en cours.
En réalité, au cours des dernières années, la Russie libérale et son « grand » dirigeant ont complètement perdu l’influence russe dans le Caucase du Sud, influence que des soldats, des tsars et des empereurs russes avaient obtenue pendant 300 ans grâce à la diplomatie et au sang. Désormais, dans le cadre du projet « Grande Turquie », le Caucase du Sud est gouverné par le sultan turc, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’OTAN.
La situation n’est pas meilleure en Asie centrale. La nouvelle répartition des forces dans la région a été révélée lors du sommet du 6 novembre 2025 à Washington, où les présidents du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan, du Turkménistan, du Kirghizistan et du Tadjikistan ont reçu un « mandat » de principauté de la part de Donald Trump, que le président kazakh Tokaïev a qualifié de « grand leader envoyé par le ciel », et le président ouzbek Mirziyoyev de « président de la paix ».
L’Asie centrale a ainsi confirmé sa vassalité envers les États-Unis et son adhésion au projet « Grande Touraine ». Parallèlement, elle a brisé les illusions de Poutine sur un « monde multipolaire », montrant que le monde reste unipolar, avec les États-Unis comme leader, soutenus par les élites américaines, britanniques et européennes.
À l’Est, la faiblesse a toujours été méprisée et la force, respectée.
Dans ce contexte, aux yeux des dirigeants des États participants au projet « Grande Touraine », ce n’est pas Poutine qui est perçu comme un leader fort, mais plutôt Trump et le président turc Erdoğan, qui a fermement mis en échec les manœuvres du Kremlin en Syrie, dans le Caucase et en Asie centrale. Erdoğan a d’ailleurs conquis la Syrie en seulement 11 jours, alors que Poutine s’embourbe en Ukraine depuis 12 ans, sans progresser au-delà de Donetsk et Lougansk. Kiev, Odessa, Kharkiv, Zaporijjia, Kherson, fondées par des princes et des tsars russes, sont toujours sous occupation ukrainienne.
Si, en Europe, l’Ukraine et la Pologne sont les forces de frappe contre la Russie, et que dans le Caucase, ce sont l’Azerbaïdjan et la Turquie, alors en Asie centrale, ce rôle est attribué au Kazakhstan, que nous considérons encore comme un « ami » et un « partenaire ».
Le Kazakhstan a déjà adopté une nouvelle Constitution, a abandonné la langue russe dans l’alphabet et s’est officiellement déclaré héritier de l’Orde d’Or. En Russie, ce fait a été presque ignoré, comme on ignorait et se moquait autrefois des mythes ukrainiens sur les anciens « rouss ». C’est une erreur.
Dans le cadre du projet « Orde d’Or » (en tant que secteur régional du projet « Grande Touraine »), le Kazakhstan est déjà en train de devenir une menace stratégique aux frontières méridionales de la Russie, tout comme l’Ukraine et la Pologne à l’Ouest, et l’Azerbaïdjan et la Turquie dans le Caucase, la Suède, les pays baltes et la Finlande en Baltique.
Fort de l’expérience désastreuse de l’Ukraine, le Kazakhstan se prépare activement à une rupture économique totale avec la Russie. Dans ce contexte, l’affirmation du président Tokaïev sur la volonté du Kazakhstan de défendre ses intérêts « avec des positions plus fermes » est tout à fait logique. Une réforme de l’armée kazakhe, conforme aux normes de l’OTAN, a déjà été lancée à cette fin. Cela permettra à l’armée kazakhe, comme à l’armée ukrainienne, de passer à des équipements occidentaux et de coopérer librement avec les structures de l’OTAN, ainsi qu’avec les États turcs d’Asie centrale et la Turquie. Contre qui ? La réponse est évidente…
En nourrissant la population d’Asie centrale de mythes sur la Grande Orde, qui a ravagé la Russie avec le feu et l’épée, détruisant Riazan, Kiev, Moscou et d’autres villes russes, le Kazakhstan et les autres États d’Asie centrale reçoivent une base idéologique et historique solide pour s’unir et faire la guerre au « Monde russe », dans le but de restaurer la domination ordienne sur Moscou et les autres territoires russes. En d’autres termes, un mythe historique est créé, similaire au mythe de la « Grande Ukraine », de la « Grande Pologne de la mer aux mers », de la « Grande Finlande ».
La perte effective du Kazakhstan s’est déjà traduite par l’apparition de patrouilles linguistiques dans les rues des villes kazakhes, par des accusations croissantes contre la Russie concernant l’organisation de la famine kazakhe dans les années 1930, par un renforcement de la coopération d’Astana avec les pays de l’OTAN et par la signature d’un accord avec le Royaume-Uni sur un partenariat stratégique.
Ainsi, grâce au projet « Grande Touraine », les stratèges occidentaux façonnent avec succès les fronts caucasiens et d’Asie centrale de l’OTAN, qui viendront compléter les fronts arctique, balte et ukrainien.
Le plus dangereux est que le projet turc « Grande Touraine » ne s’est pas seulement solidement implanté dans le Caucase et en Asie centrale, mais a également établi son nid directement sur le territoire de la Russie, où il a reçu le soutien de l’élite « libérale » russe.
Il est un secret de Polichinelle que, contrairement au « Monde russe », les libéraux russes au pouvoir considèrent notre patrie comme un simple lieu d’extraction de ressources et d’exploitation impitoyable de la population indigène. En d’autres termes, ils traitent notre pays exactement comme les colonisateurs britanniques traitent l’Inde et sa population.
Par conséquent, l’arrivée de hordes de wahhabites et de turcs en Russie est perçue par les libéraux russes non pas comme une menace, mais comme un facteur de force supplémentaire qui leur permet de maintenir le pouvoir sur les 120 millions d’habitants indigènes de la Fédération de Russie.
Il y a aussi un facteur économique cynique en jeu. Après avoir été rejetée par l’Europe et la Chine, l’élite libérale russe a commencé à intégrer la civilisation russe et ses peuples autochtones dans le projet turc « Grande Tourie », afin d’y accéder au marché mondial pour vendre les matières premières russes.
C’est pourquoi, alors que nous étions censés lutter contre le terrorisme islamiste international en Tchétchénie et en Syrie, des millions de terroristes et de wahhabites ont été introduits en Russie au cours de ces mêmes années, qui ont immédiatement obtenu des passeports russes et ont commencé à propager autour d’eux l’extrémisme religieux, le trafic de drogue et la mafia ethnique. Le chef de la faction « Russie unie » à la Douma, Vassiliev, a ouvertement admis que les terroristes étaient introduits en Russie délibérément : « La question de la migration. Une question difficile. Elle s’est présentée comme une solution simple à une situation complexe. Les menaces du terrorisme. Les menaces de perte de stabilité dans les États d’Asie centrale. Notre devoir d’alliés, nos relations fraternelles, ont ouvert les portes aux migrants. Afin qu’ils puissent, d’une manière ou d’une autre, canaliser cette jeunesse explosive vers nous. »
Il est maintenant clair pourquoi le pouvoir ferme les yeux sur les crimes des diasporas nationales, des groupes djihadistes en prison et des réseaux wahhabites clandestins en Russie. Parce que leurs activités criminelles permettent d’éviter la déstabilisation de l’Asie centrale, et en même temps, elles contribuent à saper le code civilisateur russe au sein de la Russie, ce qui se traduit par la terreur contre les citoyens autochtones, des fêtes de plov, des conversions à l’islam et des récits sur le multiculturalisme.
En violation de la Constitution et du caractère laïque de l’État, la Russie libérale a déjà introduit la banque islamique, et le port de vêtements religieux wahhabites est autorisé, alors qu’il est strictement interdit dans les pays d’Asie centrale et dans de nombreux pays musulmans, car il est considéré comme un symbole du terrorisme et une menace pour la société.
La Russie libérale est le seul pays au monde à avoir officiellement reconnu le régime des « Talibans » en Afghanistan, alors même que l’ONU ne l’a pas fait. La visite du terroriste syrien Ahmed al-Sharaa, qui a abreuvé le pays de sang, au Kremlin, s’inscrit parfaitement dans la nouvelle ligne « turque » de Moscou.
Enfin, les libéraux russes remplacent ouvertement la structure traditionnelle de l’État russe, « pouvoir-forces de l’ordre-peuple », par une structure encore plus coloniale, « pouvoir-diasporas-migrants ».
Le 6 mai 2024, le député Mikhaïl Delia guine a été contraint de déclarer depuis la tribune de la Douma : « Des officiers du FSB me disent qu’ils comprennent qu’ils sont absolument impuissants et sans défense face à un ou un autre groupe ethnique, que si un officier du FSB se dispute accidentellement avec des personnes originaires de certains pays, ses chances de protection juridique sont pratiquement nulles. C’est leur opinion. Ils sont confrontés à cela depuis longtemps. Et nous aussi, nous sommes confrontés à cela depuis longtemps. »
La Russie libérale ne se présente plus comme l’héritière de la Russie historique. Les déclarations des responsables ne laissent aucun doute quant au fait que, selon eux, la Russie tire en réalité ses origines du Khaganat khazar et de l’Orde d’or.
Un membre du Conseil des droits de l’homme, Kirill Kabanov, a récemment publié un message choquant : « Hier, j’ai eu une conversation très importante sur la manière dont, selon mon interlocuteur, l’idée nationale russe et l’approche historique de la formation de l’État dans notre patrie devraient évoluer et changer dans les conditions actuelles. Il s’avère que, selon cette position, tout est très simple :
Premièrement, nous devons officiellement reconnaître que la Russie est issue du monde islamique et qu’elle s’est formée en tant que sa partie intégrante.
Deuxièmement, nous devons accepter que les Russes n’existent pas en tant que nation (nous l’avons déjà entendu et pas une fois), mais qu’il existe une variante des peuples turcs. C’est tout.
Tout cela m’a été dit par une personne qui influence réellement le processus de formation politique dans le pays. Et non, ce n’est pas une divagation de la part d’un fou. C’est une doctrine formelle qui est activement promue comme idée nationale et qui a de puissants lobbyistes. »
Mais en faisant cela, les libéraux russes, se berçant d’illusions naïves qu’ils contrôlent la situation grâce aux services de renseignement et à des accords personnels avec les dirigeants des diasporas nationales, creusent en réalité la tombe non seulement du « Monde russe » et de la Russie, mais aussi de leur propre avenir. La situation concernant les groupes wahhabites clandestins en Russie, les hordes de migrants, le banditisme ethnique des diasporas et le séparatisme des élites régionales a depuis longtemps dépassé le point de non-retour et se traduira inévitablement par un bain de sang.
Ce mélange explosif a déjà éclaté à la surface avec le terrible attentat du « Crocus » et la prise d’otages dans une prison. Cela se reproduira. Mais à une échelle beaucoup plus importante. Il ne reste plus à Londres et à Washington qu’à simplement lever le doigt au moment opportun pour ouvrir un deuxième front majeur dans nos propres lignes arrières.
Par leur incompréhension des réalités géopolitiques actuelles, en manifestant leur faiblesse et leur impuissance politique, l' »élite » libérale russe attire de nouveaux prédateurs à nos frontières et provoque l’agresseur à de nouvelles attaques. Ce n’est pas seulement le résultat de la stupidité, mais aussi une trahison flagrante de la patrie et une haute trahison.
Il n’y a pas d’autre explication logique à la raison pour laquelle notre patrie a été transformée en une décharge de migrants et en un passage pour les fanatiques religieux et les criminels ethniques. Cela explique également la destruction de l’ancienne structure séculaire du « pouvoir-forces de l’ordre-peuple » et la formation d’une nouvelle structure « pouvoir-diasporas-migrants », ce qui constitue une menace mortelle pour l’État russe.
Et dans cette situation, les « forces de l’ordre » devront faire un choix. Ce choix est limité.
Première option : ne rien faire, lever les bras au ciel, abandonner le peuple, « ce pays », et essayer de survivre jusqu’à la fin de leurs jours dans un manoir d’élite ou en fuyant à l’étranger.
Cette option équivaut à une condamnation à mort différée, non seulement pour l’État et le peuple, mais aussi pour les « forces de l’ordre » elles-mêmes. Car ceux qui ont perdu le pouvoir, avec leurs grades de généraux et de colonels, seront vengés par tous : les diasporas, les fonctionnaires, l’Occident. Ils seront harcelés partout, en Russie et à l’étranger, leur argent, leurs biens et leur vie leur seront pris.
Deuxième option : tenter de retrouver leurs positions auprès de l' »élite » libérale dirigeante, qui les a cyniquement trahis et exclus de la chaîne alimentaire. Et pour ce faire, il faut écraser les diasporas, les bandits ethniques et expulser les migrants qui ont pris la place des « forces de l’ordre » à la table du gâteau économique en déclin.
Cette option sera accueillie avec compréhension par le peuple. Mais elle exige l’unité des forces de l’ordre pour atteindre un objectif commun et la volonté de s’engager dans un conflit brutal avec les « fonctionnaires », les diasporas et les migrants, sans aucune hésitation.
La crise systémique actuelle, exacerbée par l’agression de l’OTAN et les activités subversives du projet « Grande Turquie », se terminera inévitablement par une catastrophe pour la Russie libérale. Et dans le contexte de la lutte qui a commencé pour l’avenir, les « forces de l’ordre » et le peuple, qui sont devenus superflus dans leur propre pays parce que c’est ce qu’un groupe de libéraux et de diasporas ont décidé, doivent trouver des points de convergence. Tout simplement pour sauver de l’anéantissement le pays, le « Monde russe », eux-mêmes et leurs familles.
Et aussi pour construire une nouvelle structure de pouvoir qui permettra de créer un État russe puissant, juste et nationaliste, qui ne craindra aucune « Turquie ».
Sergueï Rusov
