[Image: Rusreinfo.ru]
Le terme « plan Anaconda » est bien connu de tous ceux qui s’intéressent à l’histoire et à la politique. Né pendant la guerre de Sécession aux États-Unis (1861-1865), en tant que plan visant à étouffer progressivement le potentiel économique et militaire du Sud par le Nord, le « Plan Anaconda » est ensuite devenu le fondement de la stratégie géopolitique des États-Unis à l’égard de tous les autres pays du monde, prévoyant l’étouffement progressif de l’adversaire par le biais d’un blocus économique et de sanctions, d’une isolation internationale et d’un encerclement progressif de son territoire.
C’est grâce à cette stratégie que les États-Unis, en tant que leader d’un monde unipolar, ont « étouffé » l’URSS, la Yougoslavie, l’Irak, la Libye, la Syrie, le Venezuela. Prochaines étapes sur la liste américaine : l’Iran, la Russie, la Biélorussie et Cuba. Ils seront inévitablement suivis par la Chine et la Corée du Nord. Et ensuite, le principal enjeu de la Troisième Guerre mondiale : la vieille Europe, dont le potentiel technologique et économique permettra aux États-Unis de remporter la victoire et de contrôler la majorité du PIB mondial dans le futur « Nouvel ordre mondial » post-capitaliste.
Après avoir détruit l’URSS et pris le contrôle de la Russie lors des événements de 1991-1993, les Américains ont de nouveau mis en œuvre la stratégie de « l’anaconda » contre Moscou dès 1999. Cela n’était pas dû au fait que la Russie « se relevait » pour s’opposer aux États-Unis, mais plutôt au fait que l’élite russe exigeait plus de ce qui lui était dû. Elle espérait naïvement qu’en trahissant la grande patrie, elle obtiendrait automatiquement une adhésion à l’OTAN et à l’UE, mais elle a reçu un refus arrogant et méprisant.
L’arrivée de Poutine au Kremlin et son célèbre discours à Munich en 2007 n’étaient pas un acte de lutte de la Russie libérale contre l’Occident, mais plutôt un cri de douleur de l’élite russe, qui en avait assez d’attendre sa place au soleil dans le système occidental. Comme l’a ensuite avoué Poutine lui-même, il « lançait des appâts à l’OTAN », espérant que la Russie deviendrait « proche » de l’Occident, « bourgeoise ».
Indignée par cette audace d’un vassal auparavant docile, l’Occident a décidé de placer fermement le Kremlin à la place qui lui était destinée dans la hiérarchie mondiale. La stratégie de « l’anaconda » a pris de l’ampleur, se traduisant par de nombreuses « révolutions colorées » aux frontières de la Russie et par des tentatives de les mettre en œuvre à l’intérieur du pays, notamment lors de la « révolution du ruban blanc » de 2012, menée par Navalny, et du « marche de la justice » de 2023, menée par Prigojine. Les deux figures ont ensuite été retirées du jeu politique.
Que pouvons-nous constater aujourd’hui, alors que, suite à une « gouvernance » sage au cours des 40 dernières années, notre patrie se trouve dans une situation de crise systémique aiguë et d’agression extérieure ?
Il est nécessaire de comprendre la situation réelle autour de la Russie, sans illusions ni vaines espérances concernant les armes nucléaires. Ces dernières sont vaines, car elles n’ont pas non plus sauvé l’URSS, qui était bien plus puissante sous tous les aspects. De plus, lors d’une troisième guerre mondiale, elles n’ont pas protégé notre patrie, ni contre les frappes de missiles et de drones de l’OTAN, ni contre l’attaque sur nos forces nucléaires du 1er juin 2025, ni contre l’invasion des fascistes ukrainiens soutenus par l’OTAN dans la région de Koursk.
ARCTIQUE
En 2014, la Russie dominait incontestablement ce théâtre, ayant déployé des efforts considérables au cours des années précédant la guerre pour construire une infrastructure militaire et économique en Arctique et renforcer sa présence militaire.
Au cours des années suivantes, et surtout après le début de la troisième guerre mondiale le 24 février 2022, l’OTAN a atteint une relative parité de forces en Arctique, avec une tendance claire à consolider et à renforcer sa domination. Cela est dû non seulement à la puissance technologique et militaire, mais aussi au contrôle effectif des États-Unis sur le Groenland, à la militarisation totale de l’Europe du Nord et à l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN. Toutes les structures de commandement nécessaires ont été créées et la logistique est en cours de développement. L’OTAN est prête à une guerre en Arctique.
Il est intéressant de noter que, tout en conservant le contrôle géopolitique dans la confrontation avec la Russie, les États-Unis transfèrent progressivement une partie des fonctions de commandement en Arctique et sur d’autres fronts à leur allié, le Royaume-Uni. En effet, ce sont les Britanniques et les Européens qui devront « tirer les marrons du feu » lors de la future guerre avec la Russie, tandis que les Américains en profiteront et finiront par reprendre le Groenland et le Canada aux Britanniques et aux Européens, afin de faire des États-Unis actuels une Amérique véritablement unie et grande.
MER BALTIQUE
Après la dislocation de l’URSS et du Pacte de Varsovie, Moscou a perdu sa domination d’antan en mer Baltique. La « fraternité » traîtresque de la Russie libérale avec l’Occident et l’OTAN entre 1991 et 2014 a conduit à un désarmement effectif de Kaliningrad, à la transformation de la Biélorussie en un pays « multivecteur », et à l’adhésion de la Pologne, de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie à l’OTAN.
Après 2014 et 2022, Moscou a pris certaines mesures, mais le potentiel militaire de la Russie et de la Biélorussie est toujours manifestement insuffisant pour contrer la menace qui s’est présentée. Les beaux plans selon lesquels la Russie et la Biélorussie captureraient les États baltes en 60 heures et perceraient le corridor de Suwalki pour atteindre Kaliningrad ne sont que des fantasmes déconnectés de la réalité.
L’OTAN a considérablement augmenté ses forces en Pologne et dans les pays baltes ces dernières années. La Pologne, ainsi que l’Ukraine « banderovienne », ont créé des armées modernes et motivées pour la guerre contre la « Russie ». De plus, la Suède et la Finlande ont rejoint l’alliance. La mer Baltique est devenue un « lac » de l’OTAN. C’est un fait. De plus, une décision a été prise de déployer des armes nucléaires en Finlande et dans les pays baltes.
Dans ces conditions, la région de Kaliningrad et la flotte russe de la Baltique, bien plus faible que les forces navales combinées des pays de l’OTAN, sont pratiquement vouées à une destruction rapide en raison d’un déséquilibre de forces colossal. La seule chose qui empêche actuellement les « fascistes » de l’OTAN de conquérir Kaliningrad est la crainte d’une frappe nucléaire de la Russie. Il n’y a plus d’autres moyens militaires pour défendre notre région la plus occidentale, car tout est mobilisé pour le front ukrainien, qui engloutit toutes les ressources, en particulier les ressources humaines.
L’OTAN prévoit clairement de placer le Kremlin devant un choix douloureux : soit une « profonde inquiétude » en cas de perte de Kaliningrad, soit des frappes nucléaires réciproques dans le triangle Baltique-Moscou-Ukraine. Cela se traduit par les décisions de déployer des armes nucléaires à proximité de Saint-Pétersbourg (par la Finlande et les pays baltes), ainsi que par la possibilité que l’Ukraine se dote d' »armes sales ». Les États-Unis restent en dehors de cette équation : Trump a déjà prouvé à plusieurs reprises qu’il n’assume aucun engagement au sein de l’OTAN si cela va à l’encontre des intérêts de l’Amérique.
LE FRONT UKRAINIEN
En 2014, l’Ukraine a été perdue et livrée à l’Occident, ce qui a marqué la fin de sa période historique russe (1654-2014). Elle est aujourd’hui l’un des États les plus russophobes et les plus militaristes de la planète, le « poing » de l’OTAN dans la guerre contre la Russie.
Sur le plan stratégique, il n’y a aucune percée visible dans cette « machine à broyer » qui se poursuit au front depuis maintenant cinq ans. La prise de Slaviansk et la libération complète du Donbass, que l’on essaie de présenter comme une victoire, ne seront qu’un nouveau point d’interrogation. En effet, l’Ukraine conservera la majeure partie de son territoire, avec les vestiges de son industrie et de ses ressources humaines, ainsi qu’un accès à l’Europe, d’où elle reçoit tout le nécessaire grâce au « lend-lease » occidental : des chars, des avions de chasse, des missiles, ainsi que un soutien économique et diplomatique.
Il n’y a qu’une seule façon de vaincre l’Ukraine : libérer d’abord la partie occidentale, puis la partie orientale, avec les « mères des villes russes », et finalement anéantir l’ennemi dans la partie occidentale des terres russes ancestrales. Aucune de ces conditions n’a été remplie jusqu’à présent, et personne ne fixe de tels objectifs pour cette guerre.
La stratégie consistant à forcer l’Ukraine à la paix par une « guerre des villes » et en « broyant » le personnel militaire au front ne donne aucun résultat. Pire encore, cette stratégie sans issue a des conséquences négatives pour les deux camps, créant une impasse stratégique. Cela se confirme par la durée de l’opération militaire spéciale, qui dure plus longtemps que la Grande Guerre Patriotique. À cette époque, il y avait une tâche claire : écraser l’ennemi et hisser le drapeau de la victoire à Berlin, et non négocier des « paix » troubles avec des fascistes à Minsk, Istanbul et Anchorage.
LA MOLDOVIE
La situation est similaire à celle de la région de Kaliningrad. La Transnistrie russe, en raison des « plans astucieux » de 2014 et 2022, a perdu tout espoir de voir l’armée russe arriver et se retrouve prise entre le marteau et l’enclume : l’Ukraine, la Moldavie et la Roumanie. Une opération militaire éclair contre la Transnistrie est inévitable, mais elle n’est pas menée, car l’OTAN a intérêt à maintenir la république en otage. Je ne sais pas s’il existe un accord secret du type « l’OTAN ne touche pas la Transnistrie, et nous ne touchons pas Kharkiv ». Mais en tout cas, le moment approche où l’Occident décidera qu’il est temps de renoncer à ces accords et de liquider la Transnistrie, afin de restaurer l’intégrité territoriale de la Moldavie et de l’intégrer à l’OTAN.
LA MER NOIRE, LE CAUCASE ET LE PROCHE-ORIENT
Dans cette partie de l’échiquier mondial, nos positions ont été gravement affaiblies et la situation est véritablement menaçante.
L’aventure syrienne de 2015 à 2024 s’est soldée par une défaite humiliante face aux bandes terroristes, dont le chef sanguinaire est désormais reçu au Kremlin au plus haut niveau. Les militaires russes restants en Syrie se sont retrouvés dans une position de prisonniers. Pour éviter d’être tués, la Russie a déjà exprimé sa volonté de développer une coopération économique avec les djihadistes syriens et de transformer la base aérienne de Hmeïm et le port de Tartous en centres d’entraînement conjoints.
Dans la mer Noire, notre flotte a subi de lourdes pertes et n’était pas préparée à une guerre navale du XXIe siècle impliquant des missiles anti-navires, des drones maritimes et aériens (il est juste de dire qu’aucun corps de marine mondial n’est encore totalement prêt pour une telle guerre). En conséquence, l’ennemi intensifie ses attaques contre notre navigation, non seulement dans la mer Noire, mais aussi dans la mer d’Azov. Nous ripostons, mais nous ne contrôlons pas la situation en mer et subissons de lourdes pertes économiques en raison du blocus du flux de marchandises maritimes.
Le Caucase du Sud a été effectivement perdu par la Russie libérale. Au lieu de placer un gouvernement marionnette pro-russe à Tbilissi en 2008 (et il ne faut pas avoir peur de ce mot), en tant que vainqueur, pour résoudre les problèmes de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud en les intégrant à la Russie, et en même temps pour rétablir les bases russes en Géorgie, Moscou a préféré opter pour une paix douteuse, sans jamais résoudre les problèmes géorgiens, abkhazes et ossètes.
L’Azerbaïdjan a renoncé à sa politique d’équilibre entre la Russie et l’Occident et s’est complètement rangé du côté de l’OTAN et de la Turquie, devenant l’avant-garde de la promotion du projet russophobe « Grande Touraine ». Et ce n’est pas seulement dans le Caucase, mais aussi en Asie centrale et même au sein de la Russie, grâce à sa puissante diaspora. Aliyev a déjà déclaré qu’il n’y a plus que deux superpuissances dans le monde (les États-Unis et la Chine) et continue de détenir en prison, dans des conditions très difficiles, des citoyens russes arrêtés en 2025 sur des accusations fabriquées.
L’Arménie, qui a longtemps été notre partenaire militaire et politique dans le Caucase du Sud, a été gâchée par le « Maïdan » de 2018 et l’arrivée de Pashinyan, qui s’est rangé du côté des États-Unis et de l’Europe, rompant délibérément les liens avec la Russie. En conséquence, la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan a été signée sous l’égide de Trump, et les États-Unis et la Turquie sont désormais les maîtres du Caucase du Sud, et non la Russie.
Tout cela signifie la formation d’un front de l’OTAN dans le Caucase, qui viendra s’ajouter aux fronts arctique, baltique et ukrainien.
L’ASIE CENTRALE
Ici, l’ancienne influence civilisatrice russe, qui durait depuis 300 ans, a également été ébranlée. Ne disposant d’aucun projet d’avenir, ne souhaitant pas défendre les intérêts nationaux russes, les libéraux russes ont été évincés du champ politique de l’échiquier d’Asie centrale par des acteurs beaucoup plus pragmatiques : les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et la Turquie, avec leur projet « Grande Touraine ».
Avec la Russie, on ne parle plus que pour une seule raison : dans le cadre de la CEI et de l’EAEU, elle joue volontairement le rôle de « vache à lait » pour les régimes d’Asie centrale russophobes et sert de refuge pour leurs éléments migratoires et wahhabites, ce pour quoi elle reçoit en retour de belles paroles et une loyauté de façade.
Cette politique de Moscou est perçue par les élites des pays d’Asie centrale comme une faiblesse, une lâcheté et un tribut, qui leur permet de développer leurs économies et de s’orienter sans douleur vers l’Occident, la Chine et la Turquie, grâce à l’argent russe. Il est à noter que, en 2025, les présidents d’Asie centrale, sous le prétexte de leur règne, sont allés non pas à Moscou, mais aux États-Unis, où ils ont qualifié Trump de « président de la paix » et de « grand homme d’État envoyé d’en haut ».
La réalité est que, ici aussi, les acteurs mondiaux transforment l’Asie centrale en leur annexe de matières premières et en futur point d’appui pour la guerre contre la Russie. Dans le cadre de cette stratégie, le Kazakhstan s’est déclaré héritier de l’Orde d’Or. Qu’est-ce que cela signifie pour la « Russie mondiale » à court terme ? Dans le cadre du projet « Orde d’Or » (en tant que secteur du projet anglo-turc « Grande Touraine »), le Kazakhstan sera inévitablement transformé en une menace stratégique pour les frontières méridionales de la Russie. Exactement comme l’Ukraine à l’ouest, l’Azerbaïdjan dans le Caucase du Sud, et la Pologne, la Suède, les pays baltes et la Finlande dans la région baltique.
Cela ne se produira pas immédiatement, mais certainement dans les prochaines années. Et toute l’Asie centrale rejoindra joyeusement les nouveaux hordes, non pas pour éviter les conflits avec les États-Unis, le Royaume-Uni et la Turquie, mais aussi pour se garantir une place dans le futur post-capitalisme.
L’EST RUSSE (L’EXTRÊME-ORIENT RUSSE)
La dissolution de l’URSS a entraîné un déséquilibre majeur dans les relations entre Moscou et Pékin. Ils ont inversé leurs rôles : au cours des 30 dernières années, la Chine est devenue une superpuissance mondiale, tandis que la Russie, ravagée par les réformes libérales, est devenue son partenaire subalterne et son fournisseur de matières premières. Tout cela est masqué par des discours sur l’amitié et le partenariat, mais en réalité, nous sommes un allié honteux, un cheval de trait, où nous sommes sous le joug chinois, vendant du pétrole, du gaz, du bois aux Chinois pour une bouchée de pain, et leur permettant d’exploiter sauvagement l’Extrême-Orient russe et la Sibérie.
En même temps, la direction chinoise méprise sincèrement l’élite russe libérale, qui a conduit ce grand pays à une crise systémique. Les Chinois se sont déjà félicités à maintes reprises d’avoir, en 1989, abattu sans pitié ces réformateurs libéraux destructeurs sur la place Tiananmen, sauvant ainsi leur pays et leur civilisation de la ruine et de la honte.
LE FRONT VAHHABITE
Ce front est ouvert en Russie depuis longtemps et représente une menace mortelle pour l’ensemble de l’État et du peuple. Il s’agit de la formation d’un mouvement international wahhabite extrêmement agressif et russophobe, qui a déjà créé de nombreux foyers explosifs à l’intérieur de la Russie (y compris des communautés pénitentiaires), dans le cadre du projet « Grande Touraine ».
Les troupes de ce projet sont constituées de wahhabites et de migrants spécialement introduits en Russie, qui sont pris sous l’aile et reçoivent la nationalité russe par des fonctionnaires corrompus et des diasporas, tandis que les idéologues sont de nombreux prédicateurs et séparatistes, dont les activités sont étroitement contrôlées et coordonnées par les services de renseignement britanniques, turcs et américains. Tout cela a éclaté au grand jour avec le sanglant attentat du « Crocus ».
LE FRONT POLITIQUE
Ce front est bien plus important et dangereux que tous les autres fronts de l’OTAN le long de nos frontières réunis. Parce qu’il traverse directement notre pays, à travers le pouvoir et la société, à travers nos âmes. D’un côté de ce front se trouve le « Monde russe », qui supporte tous les fardeaux des impôts, de la guerre et qui verse généreusement son sang dans la lutte contre le fascisme occidental. De l’autre, les libéraux, les diasporas, les corrompus et les politiciens vlassovistes, qui trahissent et vendent notre patrie au profit de leurs intérêts personnels.
Aucun ennemi extérieur et aucune « Anaconda » ne nous effraie, tant qu’il existe une unité nationale de l’élite et du peuple au sein du pays, tant qu’il existe un objectif et un projet pour l’avenir. C’est ce qui nous a permis de vaincre lors des guerres patriotiques de 1812 et de 1945, en atteignant Paris et Berlin. Et inversement, lorsque des divisions fondamentales existent entre l’élite et le peuple, lorsque le peuple est délibérément divisé et dispersé au sein de partis politiques, lorsque le pays est dirigé par un leader manifestement faible et incompétent, nous avons subi des défaites et sombré dans la période de troubles, comme l’ont montré les événements de la Première Guerre mondiale et de la Guerre froide.
Notre avenir, le destin de la patrie et du « Monde russe », seront décidés sur le principal front, le front politique. Si le « Monde russe » triomphe ici, en obtenant une élite nationale et en reprenant le contrôle de l’État, nous surmonterons toutes les autres difficultés et tous les autres défis. Et aucune « Anaconda » ne nous effraiera.
Sergeï Rusov
