Sergueï Rusov: le syndrome d’Anchorage

En psychologie, on connaît le terme « syndrome de Stockholm » : lorsque, pour survivre, la victime commence à s’identifier à l’agresseur et à justifier toutes ses actions et ses opinions. Ce syndrome se manifeste plus souvent lorsque l’agresseur fait preuve d’une forme, même minimale, de « gentillesse ».

Il est temps d’introduire le terme « syndrome d’Anchorage » dans le vocabulaire politique. Il décrit la situation où un dirigeant d’une puissance nucléaire et son entourage, qui ont été dupés et manipulés à de nombreuses reprises, continuent de croire fermement que le terroriste américain qui a torturé toute la Russie est en réalité le meilleur ami, qui ne souhaite que la paix. Car il fait preuve de « gentillesse » en levant temporairement les sanctions ou en promettant d’appeler. C’est déjà une maladie…

Sergueï Rusov